C’est l’histoire d’un voyage.
Une petite expédition se hâte à travers le désert,
trois hommes : un guide, un porteur et un marchand se rendent
à Ourga. Au bout du voyage il y a repos et salaire pour les
deux indigènes, quant au marchand occidental c’est
la richesse assurée s’il atteint Ourga avant les caravanes
concurrentes qui le talonnent. Le premier arrivé enlèvera
l’affaire /
Pour le marchand il s’agit donc d’aller vite, très
vite, de gagner la course à tout prix.
Sa hantise de l’échec tournera à la folie :
il malmène les hommes qui l’accompagnent, ne leur accorde
aucun repos, et finit même par renvoyer le guide qu’il
accuse d’aller trop lentement.
Et le voilà seul dans le désert en proie à
une sorte de délire de persécution, seul avec son
porteur qui ne connaît pas le chemin.
Perdus dans l’immensité des sables, assoiffés,
deux hommes, le maître et l’esclave se retrouvent face
à face.
C’est l’histoire d’une course absurde qui abolit
toute solidarité, tout sentiment humain.
La mort est au bout du voyage.

|